Vendre son condo à Verdun pour acheter une maison | David Tardif

La science de l’immobilier

Vendre son condo à Verdun pour acheter une maison : comment décider quand le couple n’est pas d’accord

L’un veut de l’espace. L’autre veut rester. Voici pourquoi les visites n’y changent rien, et la question qui débloque la conversation en dix minutes.

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Réponse rapide. Vendre un condo à Verdun pour acheter une maison bloque rarement sur le prix. Ça bloque parce que les deux conjoints ne règlent pas le même problème : l’un veut gagner de l’espace, l’autre veut protéger ce qu’il a déjà. En août 2026, l’Indice Tardif place Verdun terre ferme à 32,5 sur 100 et L’Île-des-Sœurs à 22,4. Le marché vous dira si la fenêtre est ouverte. Il ne réglera pas le désaccord.

Un couple de Verdun veut plus d’espace et un terrain. Monsieur regarde les unifamiliales de la terre ferme. Madame est bien dans son condo, proche de la promenade Wellington, et ne comprend pas pourquoi il faut tout changer.

Ils visitent depuis des mois. Chaque maison est refusée pour un motif différent : la cuisine, les planchers, l’aménagement.

Je vois cette situation plusieurs fois par année à Verdun et à L’Île-des-Sœurs. Les prénoms changent, la mécanique reste la même. Voici comment elle se démonte.

Cas recomposé à partir de plusieurs mandats, sans détail permettant d’identifier une personne ou une propriété.

La question qui règle ça en dix minutes

Posez-la à celui qui hésite, exactement dans ces mots.

« S’il existait une maison qui règle X, Y et Z, est-ce que tu voudrais déménager ? »

Remplacez X, Y et Z par ses trois objections des dernières visites. La réponse sépare le monde en deux.

« Oui, mais… »

C’est un problème de critères. Il est réel, il se chiffre, il se règle. Vous savez maintenant quoi chercher, et surtout quand arrêter de chercher.

« Non, même là. »

Ce n’est pas la maison. C’est le projet, ou le moment. Aucune visite ne changera ça, et continuer à en organiser revient à demander à quelqu’un de refuser vingt fois ce qu’il a déjà refusé une fois.

Dix minutes de conversation. Des mois d’économisés.

Pourquoi visiter plus de maisons ne règle jamais rien

Celui qui veut rester ne compare pas une maison à un condo.

Il compare son chez-lui au jour 3 000, fini, connu, où chaque affaire est à sa place depuis des années, à une maison au jour 1, avec ses défauts visibles et ses qualités encore théoriques.

Aucune maison ne peut gagner ce match. J’appelle ça la comparaison injuste.

Chaque visite supplémentaire empire les choses. Le refus se répète, se durcit, devient une position. Celui qui veut partir s’impatiente. Le couple accumule des « non » sur des propriétés, alors que le vrai sujet n’a jamais été mis sur la table.

Pourquoi ce n’est jamais un débat 50-50

Un déménagement place les deux conjoints dans deux états d’esprit opposés.

L’un vise un gain : de l’espace, un terrain, un projet. L’autre protège un acquis : le confort, la certitude, ce qu’il a construit.

Ces deux choses ne pèsent pas pareil dans une tête humaine. La recherche en économie comportementale le documente depuis Kahneman et Tversky : perdre quelque chose qu’on possède pèse plus lourd que gagner l’équivalent.

C’est l’asymétrie du déménagement. La discussion a l’air équitable, elle ne l’est pas. Celui qui reste vit une menace. Celui qui part vit une envie.

Conséquence pratique : celui qui ne veut pas bouger n’a même pas besoin d’argumenter. Il lui suffit de trouver un défaut à chaque propriété. Il y en aura toujours un.

Indice Tardif · données d’août 2026

Vendre son condo à Verdun pour acheter une maison : ce que dit le marché

Verdun rend ce mouvement particulier, pour une raison simple. Les deux inventaires sont dans le même arrondissement.

Le stock de condos se concentre autour de Wellington, du bord de l’eau et de L’Île-des-Sœurs. Les unifamiliales et les cottages se trouvent surtout en terre ferme. Un couple peut donc changer de type de propriété sans changer de quartier, d’école ou de trajet.

Ça enlève une objection majeure. Ça en révèle une autre : le confort d’un condo récent ne se retrouve pas tel quel dans une maison construite il y a soixante ou quatre-vingts ans. Le débat se déplace du quartier vers l’état du bâtiment.

L’île de Montréal est en zone d’acheteur fort. L’Indice Tardif s’établit à 18,1 sur 100 en août 2026, contre 24,5 le mois précédent. Pour qui achète, la fenêtre est large.

Verdun ne suit pas l’île. La terre ferme s’établit à 32,5 sur 100, L’Île-des-Sœurs à 22,4. Dix points d’écart de part et d’autre du pont, dans le même arrondissement.

Verdun terre ferme Indice 32,5
CatégorieVentesPrix médianDélai médian% du prix demandé
Copropriété11525 000 $32 jours97,8 %
L’Île-des-Sœurs Indice 22,4
CatégorieVentesPrix médianDélai médian% du prix demandé
Copropriété23549 000 $64 jours97,3 %

Le côté du pont change tout pour la vente de votre condo. Vingt-quatre mille dollars d’écart sur le prix, trente-deux jours d’écart sur le temps. La tension d’un secteur se lit dans le temps de vente avant de se lire dans le prix.

23,8 %

La donnée du mois. C’est la part des ventes de Verdun terre ferme conclues au-dessus du prix demandé en août 2026, la plus forte proportion de l’île de Montréal, où la moyenne est de 13,1 %. La promesse d’achat s’y signe en 20 jours, contre 46 sur l’île. Un marché d’acheteur à l’échelle de Montréal peut rester un marché de vitesse à l’échelle d’une rue.

Ces chiffres ne diront jamais qui a raison dans votre couple. Ils disent si la fenêtre est ouverte, et de quel côté du pont elle l’est davantage.

Ce que je ne peux pas vous dire ce mois-ci

L’écart entre votre condo et une unifamiliale de Verdun.

Le nombre de maisons vendues dans l’arrondissement en août n’atteint pas le seuil de dix transactions que je m’impose avant de publier une médiane. Publier un chiffre bâti sur quatre ou cinq ventes donnerait une fausse précision sur la décision la plus chère de votre vie.

Ce chiffre existe quand même, à l’échelle de votre rue et de votre type de propriété. Demandez-le-moi et je le regarderai avec vous, sans le publier.

Source : Indice Tardif, édition de septembre 2026 (ventes fermes d’août 2026). Données Centris compilées par Endurance Groupe Immobilier par Tardif, prix bornés aux extrêmes, aucun prix individuel diffusé (conformité Loi 25). Seule la copropriété atteint le seuil de fiabilité de dix ventes dans les deux secteurs ce mois-ci : l’unifamiliale et le plex ne sont pas publiés, par rigueur statistique. L’Indice Tardif est un indicateur mensuel de 0 à 100 ; sous 40, le rapport de force favorise l’acheteur, au-dessus de 60, le vendeur. Données évolutives, mises à jour chaque mois.

Vendre le condo d’abord, ou acheter la maison d’abord ?

Les chiffres d’août donnent un élément concret. Un délai médian de 32 jours en terre ferme et de 64 jours à L’Île-des-Sœurs ne commandent pas la même prudence sur la séquence.

Le calcul change encore quand un seul des deux conjoints est convaincu. Vendre d’abord clôt le débat par la mécanique plutôt que par l’accord. C’est un choix défendable, à faire les yeux ouverts.

Ce que votre courtier devrait faire dans cette situation

Un désaccord de couple est le moment où le travail d’un courtier se voit vraiment. Voici le standard, au-delà des obligations déjà prévues par l’encadrement de l’OACIQ.

Il parle aux deux

Un courtier qui n’a jamais entendu la position de l’autre conjoint, dans ses propres mots, travaille avec la moitié du dossier. Une conversation à part est normale une fois. Elle devient un problème quand elle devient le canal principal.

Il arrête les visites

Tant que les critères ne sont pas écrits, chaque visite est un test que l’un des deux ne peut que faire échouer.

Il fait écrire les conditions

Chacun note ce qu’il doit absolument retrouver, et ce qu’il n’est pas prêt à perdre. Séparément d’abord, puis on compare. L’exercice sort la discussion de l’émotion et la ramène sur une liste, où elle devient négociable.

Il répond par des données

Quand un conjoint demande de « sonder discrètement » le marché avant que l’autre soit d’accord, il ne cherche pas un acheteur. Il cherche un argument extérieur. Un courtier peut répondre à ce besoin avec des chiffres présentés aux deux, plutôt qu’avec une démarche en coulisse.

Il sait recommander l’attente

Un courtier qui ne peut jamais dire « rien sur le marché ne répond à vos deux listes, restez pour l’instant » n’est pas un conseiller.

Trois signaux inquiétants

  • Il fait circuler votre propriété avant l’accord des deux copropriétaires.
  • Il garde un canal privé durable avec un seul des deux conjoints.
  • Il propose une nouvelle visite après chaque refus, sans jamais demander pourquoi.

Et si rester était la bonne décision ?

Rester est une décision, pas une absence de décision.

Elle a un coût : le projet reporté, le terrain qui n’existe pas. Elle a aussi une valeur : la certitude conservée, les frais de transaction non dépensés, la paix à la maison.

Un couple qui décide ensemble de rester deux ans, avec une date de réévaluation au calendrier, avance plus qu’un couple qui visite pendant deux ans sans jamais aborder le vrai sujet.

Le marché ne se prononce pas sur votre vie. Un indice à 18,1 sur 100 vous dit que la fenêtre d’achat est ouverte en août 2026. Il ne vous dit pas si vous voulez la même chose que votre conjoint.

Questions fréquentes

Mon conjoint ne veut pas déménager. Est-ce que je peux vendre notre condo quand même ?

Non, pas si vous êtes tous les deux inscrits au titre. Un contrat de courtage et un acte de vente exigent la signature de tous les propriétaires. Une propriété détenue par un seul conjoint obéit à d’autres règles, notamment celles de la résidence familiale : faites valider votre situation par un notaire.

Comment convaincre mon conjoint de vendre ?

La question est le problème. Tant qu’un conjoint cherche à convaincre l’autre, chaque argument est reçu comme une pression et renforce le refus. La démarche qui fonctionne consiste à écrire séparément les conditions d’un « oui », puis à vérifier si le marché peut satisfaire les deux listes.

On visite depuis des mois et rien ne fait l’affaire. Pourquoi ?

Deux causes possibles. Soit les critères n’ont jamais été écrits et chaque visite est jugée à l’instinct, soit l’un des deux ne veut pas déménager et refuse par le détail. La question « s’il existait une maison qui règle X, Y et Z, voudrais-tu déménager ? » sépare les deux cas en quelques minutes.

Peut-on rester à Verdun en passant du condo à la maison ?

Oui. Verdun contient les deux inventaires : les condos se concentrent sur Wellington, le bord de l’eau et L’Île-des-Sœurs, les unifamiliales et cottages se trouvent surtout en terre ferme. Le changement de type de propriété n’oblige pas à changer de quartier, d’école ou de trajet.

Où en est le marché du condo à Verdun ?

En août 2026, l’Indice Tardif place l’île de Montréal à 18,1 sur 100, en zone d’acheteur fort. Verdun terre ferme s’établit à 32,5 et L’Île-des-Sœurs à 22,4. Le condo médian s’est vendu 525 000 $ en 32 jours en terre ferme, et 549 000 $ en 64 jours à L’Île-des-Sœurs. Ces écarts se lisent surtout dans le temps de vente, pas dans le prix.

Un courtier peut-il parler de notre condo à des acheteurs avant qu’on signe ?

Non. Un courtier ne peut pas solliciter d’acheteurs pour votre propriété sans contrat de courtage signé par tous les propriétaires. Une démarche entamée avant cette signature vous expose et n’a aucune valeur contractuelle.

David Tardif, courtier immobilier OACIQ et fondateur d'Endurance Groupe Immobilier par Tardif

David Tardif

Courtier immobilier OACIQ (permis E2815) depuis 2006 · Endurance Groupe Immobilier par Tardif · eXp Realty. Fondateur d’Endurance Groupe Immobilier par Tardif et créateur de l’Indice Tardif, l’indicateur mensuel du marché résidentiel de l’île de Montréal. Son bureau est sur la promenade Wellington, à Verdun. Il accompagne acheteurs et vendeurs à Montréal et dans le Grand Montréal.

5227 rue Wellington, Verdun (QC) H4H 1N1 · 514-418-1094 · info@enduranceimmobilier.mwhost.ca

Article publié le 2 septembre 2026. Les situations décrites proviennent de mandats réels menés à Verdun, à L’Île-des-Sœurs et ailleurs sur l’île de Montréal, recomposés à partir de plusieurs dossiers. Ce texte présente des cadres de décision, non des conseils juridiques, fiscaux ou financiers : les règles applicables à la copropriété, à la résidence familiale et au contrat de courtage varient selon les situations. Reproduction et citation permises avec attribution : « Indice Tardif — David Tardif, Endurance Groupe Immobilier par Tardif ».

Un point de départ factuel

Connaissez la valeur de votre condo avant d’en discuter

Un chiffre juste ne décide rien à votre place. Il enlève simplement la question du prix de la conversation, pour que vous puissiez parler du reste. Je regarde votre rue et votre type de propriété, et je vous dis aussi quand le bon move est d’attendre.

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375+ avis · 4,9/5 · Équipe de 15+ courtiers · Endurance Groupe Immobilier par Tardif, 5227 rue Wellington, Verdun (QC) H4H 1N1

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